discours des assises

Rassemblement Wallon - Parti FRANCE

Namur - 30/11/04

 

André Libert

Amies et amis, je vous salue, je vous remercie d'avoir sacrifié une dominique de Toussaint. Je voudrais remercier le Parti France pour les nouveaux pas qu'il nous permet d'effectuer ensemble.  Je tiens à mettre aujourd'hui, tout particulièrement en exergue, leur sens du bien commun et leur efficacité de partenaire.

Nous puisons nos forces en nous-mêmes ; notre richesse, ce sont nos différences. Nous n'avons pas besoin de guide suprême.  Nous ne souhaitons pas que l'on pense à notre place.  D'aucuns nous donnaient entre 0,01 et 0,03%. Ils croyaient avoir entendu la voix de Jeanne d'Arc sous les traits de De Gaulle et se sont crus à Lourdes. Pour qui sonne l'heure de la retraite ?

Notre sentiment wallon en train de s'épanouir, ce ne peut être celui de l’antagonisme, c'est celui d'un ciment commun avec la France, bétonné par notre histoire commune.

Nous devons être des artisans de Tolérance, de Paix, de Concorde et d'Union entre les éléments de la Mouvance Wallonne. Un Breton est fier d'être breton, un Catalan d'être catalan, un Alsacien d'être alsacien, tout en étant des français.  Osons donc être fier d'être des Wallons.

Un peuple qui n'assassine pas son passé, son histoire, ses traditions, son folklore, ses patois garde une âme, un patrimoine immatériel vivant, des racines.  Un peuple qui n'a pas de passé s'en va à la dérive, voit sa jeunesse privée d'identité.

Wallon, c'est une qualité qu'aucun de nous ne peut refuser, c'est donc pour moi un générique qui devrait pouvoir nous englober, sans être un signe de recul, face à une France qui n'hésite pas à se régionaliser et même à créer localement la notion de « Pays ». Dans ses pages économiques du mardi 5 octobre, Le Monde consacrait un supplément aux Régions sous le titre : « Objectif Régions.  Les régions construisent l'Europe ».  Cela ne signifie nullement la désarticulation de la France, mais un enrichissement. I1 ne peut y avoir quant à moi d'opposition entre un Wallon et un Français, mais une saine et réelle complémentarité.

Pour toutes et tous, le but premier n'en reste pas moins l'Indépendance de la Wallonie, c'est celui qui doit nous rapprocher, nous rassembler.

La nation francophone ne correspond à rien.  Le confédéralisme à la sauce flamande fait de l'état fédéral un alibi pendant que la Flandre édifie son indépendance et essaye de créer à Bruxelles une sous-nationalité.

Le groupe « Vers l'Avenir » suite à son enquête exclusive sur l'éclatement possible de la Belgique titrait en date du 19 octobre « Wallons et Flamands ne veulent pas divorcer», ce qui ne les empêche pas de se rendre compte que l'état capote et d’être nombreux à envisager son éclatement.

La question « Si Wallonie et Flandre se séparent que doit devenir notre Région ? » voit un changement par rapport à l'enquête antérieure, 27 % pour un état Indépendant contre 24 % pour l'Union avec la France alors qu'il y a un an la France obtenait 36 % et l'Indépendance 14 %.  C'est là, je crois le résultat de la campagne bulldozer du parti socialiste annonçant avec l'appui du MR que la Wallonie se portait mieux, qu'elle repartait de l'avant.

Fanfaronnades et discours lénifiants, hélas démentis par une approche rigoureuse des chiffres du chômage et par l'implantation largement insuffisante de P.M.E.

On trompe les Wallons pour mieux se faire élire.  L'axe Charleroi - La Louvière - Mons arrivé à 30 % de chômeurs ne peut effectivement plus se dégraisser à la même allure. (Voir le « Vif - L'Express » du 22 octobre : « Et si les Flamands nous larguaient ? » ).

 Le slogan du Vlaams Blok « Eigen volk eerst » ( Son propre peuple d'abord) fait florès. Les chauffagistes francophones sont désormais obligés de passer un test de néerlandais pour avoir le droit d'entretenir la chaudière de leurs clients flamands.  Et le V.L.D. Mario Keulen, ministre flamand de l'Intégration voudrait imposer l'apprentissage du néerlandais à tout allochtone épousant une flamande ou un flamand, ainsi qu'aux citoyens européens domiciliés en Flandre, Loi flamande ou teutonne ou version nouvelle de « Mein Kampf » ?

L'impuissance des institutions belges à prendre encore des décisions en faveur du bien commun inscrit en lettre de feu la fin de l'état. Quant aux 200.000 emplois nouveaux, n'aurions-nous pas dû comprendre 200.000 emplois en moins ? Que de fausses promesses pour l'Enseignement ! Une moyenne de 20 élèves en première primaire ? Oui, en surchargeant d'autres classes ou en faisant voyager les petits d'une école à l'autre.  En classe de kiné à Charleroi, un professeur de statistiques donne cours à 130 élèves.  Il est battu par Maria Arena, elle dirige un cabinet de 180 apparatchiks. Et il paraîtrait que les nouveaux commissaires du peuple n'auraient qu'un téléphone pour deux.  C'est ce qui s'appelle réduire réellement les inégalités par le nouveau socialisme.

Nous ne sommes pas des intégristes, de délirants sectaires.  Notre démarche est réfléchie. Nous demandons le respect des Droits de l'homme.  Nous souhaitons recouvrer notre identité.  Nous sommes des veilleurs debout.  Nous sommes des assoiffés de Vérités.  Nous nous devons de penser un nouveau monde.

  

André Libert. 

La section française

Nous   voudrions tout d’abord, exprimer nos  plus vifs  regrets  de ne  pas  être parmi vous aujourd’hui, mais des  obligations  professionnelles et familiales  nous  obligent à rester en France.

 

Après avoir participé au congrès fondateur du RWF à Charleroi en 1999, nous avons décidé sous  l’égide d’André Libert de créer  une section française. Cette section s’est   développée en  Ile-de-france, dans  les Cotes d’Armor et en région centre, malgré l’indifférence totale des cadres du RWF, sauf de la  part d’André Libert et de Michel Orban, respectivement vice-président du RWF, président de l’arrondissement de Charleroi et secrétaire adjoint de ce même arrondissement. Lors  de la  création du Pôle Wallon, notre section s’est naturellement détachée du RWF  pour rejoindre celui-ci. Le terme « naturellement » n’est pas  innocent,  en effet,   le Pôle  Wallon représente les idées  de partage, d’écoute et de respect de l’autre, que  nous  n’avions pas forcément perçues au RWF.

Aujourd’hui la  section française du Pôle Wallon se développe, toujours en Ile-de-France et en région centre, mais aussi en Bretagne, en région PACA ( Provence-Alpes-Côte d’Azur) et en Languedoc-Roussillon. Elle assure la  gestion du site Internet du Pôle Wallon et commence une campagne d’affiliation, qui je  l’espère sera fructueuse, car ne  nous  voilons  pas la face, l’idée d’une Wallonie indépendante ou Française n’est pas forcément une  préoccupation première des Français. Nous  remarquons toutefois, que l’idée de défendre une région de langue française, tout en respectant ses particularités ( patois, dialecte, langues endogènes,  etc. ..) semble toucher un  plus grand nombre. Notre action en France est aussi liée à la  votre en Wallonie, en effet, plus le Pôle Wallon s’affirmera, plus notre section française pourra s’appuyer sur  de solides bases pour croître et faire  comprendre aux français  que ce  mouvement ne concerne pas  que les Wallons, mais  qu’il va  bien au-delà de cette région, s’inscrivant dans le  cadre de  la  Francité, et de la  Francité en Europe.

 

Nous sommes certains que nous  nous  verrons bientôt, en attendant, nous  vous  souhaitons de fructueuses assises et vous  transmettons nos  plus  sincères salutations.

 

Salut et Fraternité

La  section française.