Assemblée Générale Statutaire du Rassemblement  Wallon

   

discours d'André LIBERT

Ainsi que l’aurait dit l’ami Fernand Massart, salut et fraternité !


Le temps du Rassemblement Wallon Nouveau est arrivé, tel « Le Nouveau Blé en Herbe », celui de la fierté, celui des femmes et des hommes qui vivent debout, qui ne renoncent jamais. De Gaulle affirmait sans hésiter « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. » Combattre pour la liberté, c’est plus qu’un droit, c’est un devoir.


J’aurais parfois aimé me taire, si étrange que cela puisse vous paraître, goûter les plaisirs de la mer et de la montagne, près de Perpignan, au pays Catalan, mais vous me manqueriez. De ceux qui m’ont précédé comme Président d’Honneur, Fernand Massart, Aimée Bologne Lemaire, Diane Jacob, j’espère me montrer digne.


Au royaume de Belgique, plus ça change, plus ça reste la même chose. Les compromis à la Belge des demandeurs de rien ont creusé le tombeau de la Wallonie.


On aurait voulu aimer le F.D.F., mais il a volé le sigle R.W. du Rassemblement Wallon, il nous a roulé lors d’élections faites ensemble, il a fondé deux fois en Wallonie un parti pour nous éliminer. Il s’obstine à vouloir représenter les Mouvements Wallons dans diverses instances. Et maintenant, il s’installe contre nous en terre wallonne afin de nous remplacer. Il voudrait aussi faire absorber, pour Bruxelles, une partie importante de la riche zone du Brabant Wallon. Les Wallons ne sont pas à dissoudre dans un potage francophone. Ce serait la soupe aux grimaces.


Le coq symbolise la vigilance et l’activité, le courage parce qu’il se bat jusque mort s’en suive, mais aussi l’insolence. S’il est sur les girouettes au sommet des clochers, c’est parce qu’il annonce par un chant la fin de la nuit et la fuite des démons.


Notre vraie noblesse, c’est celle du cœur et non celle obsolète des barons, soi-disant rouges, se croyant de sang bleu.


Comme on ne peut empêcher les divorces, on ne peut forcer les gens à s’entendre. Mais on a bien de la peine à rompre quand on n’aime plus affirmait déjà La Rochefoucauld. Du réparateur au plombier-Zingueur, en passant par le petit ramoneur, on a créé une nouvelle profession, créatrice d’emplois, celle des perpétuels négociateurs du tourne en rond. A quand le temps des balayeurs, le temps du sécateur, le temps de l’éclatement et du compte à rebours. La Wallonie serait trop petite susurrent d’aucuns, mais en petite tête gît grand sens.


La Flandre voudrait régenter la maison Belgique pour se l’approprier comme Bernard Tapie l’a fait à Couvin avec les raquettes Donnay. Il devient plus difficile de se battre pour maintenir quelque chose, que de construire l’après-Belgique, ce que nous voulons. Car fièvre du lion se guérit en mangeant du coq. Dans son journal, André Gide écrivait « Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis ».


Au 229eme jour sans gouvernement, on était déjà à la durée de gestation d’une mère hippopotame. Bientôt les neuf mois pour une Belgique étranglée par son cordon ombilical. Quand on aime, on ne compte plus, chez nos élus. Après avoir battu l’Irak, nous sommes maintenant les champions du monde du sans-gouvernement, les murs s’ef-fritent.


Un nouveau transformiste nous guette, le H1-N-ain prenant sa retraite, le Di Rupisme s’est installé et s’accroche. C’est le développement durable, non recyclable des maladies de longueur, un priapisme ramollissant le cerveau. Elio qui a déjà connu son Munich, se dirige vers Canossa, en passant sous les Fourches Caudines. On pourrait l’ajouter à la statue des Bourgeois de Calais, en pan de chemise, la corde au cou. Quant à Joëlle, elle se prend pour Jeanne d’Arc. Elle a entendu des voix. Elle a remplacé le diabolique Gil de Ray, par le Chevalier Del Perée, con-cerné par et dans une constitution étiolée et régulièrement violée et violentée par la Flandre. Joëlle va, elle, consolider une Belgique nouvelle. Elle va même refédéraliser. Nous cotiserons pour le Mausolée. En attendant, longtemps, longtemps sa valse à mille temps, à mille francs, nous lui conseillons de consulter Freud, chez Mme Irma ou à tout le moins Blanche-Neige, spécialiste des sept nains et de leur Barde. Bellewaerde a offert la chèvre Joëlle à Yves Leterme pour ses cinquante ans. Délicatesse toute flamande qu’il a appréciée en caressant l’animal. Quant au beau Jean-Mi, assez vieilli, au crâne qui se dégarnit, nous lui conseillons de remplacer la politique par le jeu de couillon, il pourra battre les cartes sans être échec et mat, ce sera un geste écologique, non polluant.


Soyons les missi dominici de la Wallonie nouvelle. Soyons prêts, le papier destiné aux bulletins de vote est déjà acheté et entreposé dans des dépôts provinciaux.


Bruxelles doit avoir un statut de région à part entière. On ne peut la considérer comme une enfant immature, non pubère et mineure. Elle a des droits confirmés plusieurs fois par l’Europe, une fois par l’O.N.U. et l’Organisation Mondiale des Droits de L’Homme. Le petit Julien, Manneken Pis a été remplacé par la fleur Iris. Elle est capitale de l’Europe et de l’O.T.A.N.. Qu’elle prenne son destin en main et Autant en Emporte le Vent, si elle ne veut pas se gérer elle-même, les Wallons ne décideront pas pour elle.


Ne craignons pas l’avenir, depuis 1988, nous contribuons aux pensions des Flamands. On ne parle jamais de scinder ces dernières, mais pourquoi donc ? Poser la question, c’est y répondre.


Quant à la richissime famille royale, si elle veut travailler, j’ai des suggestions. On verrait bien Fabiola à la tête d’un atelier de modistes, Albert écrivant des mémoires croustillantes comme un croissant, Paola aidant Delphine à ouvrir une galerie d’Art Moderne et nous gardons la suite royale avec retrait de permis de conduire pour d’autres circonstances. Nous pouvons leur indiquer un baron prêt à les remplacer et à tout régenter.


L’échevin des finances de La Panne a traité les Borains de parasites de la démocratie qui viennent s’allonger dans le filet social. Au coût du logement, on ne peut guère y voir des minimexés. Bienvenue à la Vlaamse Kust. Face aux insultes répétées, nos dirigeants ramperont bientôt à plat ventre, comme à Fatima, mais il n’y aura pas de miracle. En politique, l’eau Lourdes explose.


Bart de Wever parle de perfusion pour la Wallonie comme la drogue pour un Junkie. Rappelons, le colonel Gennart et la flamandisation de l’armée. On a voulu le faire taire, lui offrir le masque de fer militaire. Avec des soldats wallons dirigés vers la Flandre autant de Flamands en plus et d’argent dans son bas de laine. N’oublions pas le Woon Code, wonen in eigen streek qui s’applique dans 69 communes flamandes de la périphérie de Bruxelles, des régions frontalières et de la Côte. N’oublions pas que la libéralisation de l’électricité a été tout profit pour les Flamands ; densité de population, d’où coûts de distribution moins élevés et, en sus, l’octroi de kWh gratuits.


En matière de sécurité à la S.N.C.B., on n’utilise pas le système européen, serait-ce parce qu’il est fabriqué à Charleroi-Marcinelle par Alstom ?
 

Boch, un nom pour La Louvière et la Wallonie, un morceau de notre histoire, un virage mal négocié par la Région Wallonne et une liquidation mise en route.
 

Pensons à la fable du chien et du loup de Jean de La Fontaine. Le loup préfère vivre libre et avoir faim, que de suivre le chien nourri, mais tenu au collier par son maître. Dans la vie, parlons de dignité. Nous n’accepterons plus d’être des citoyens de seconde zone. Dans le pays België, il n’y a plus de citoyens égaux, dignes et libres. Une vie inutile est une mort anticipée, affirmait Goethe.
 

Je pourrais allonger la sauce, sans cesse, les menus de la België ne nous sont que trop connus. Les discours les plus brefs étant les meilleurs, le bavard que je suis va se taire. Et que vive la Wallonie Libre, libre de ses choix, libre de choisir son destin.
 

Je clôturerai par une sage maxime, issue de la philosophie hindoue : « Pour celui qui le veut, les fleurs du mélia deviendront canne à sucre ».
 

Amis Wallons, je vous remercie de votre bienveillante et chaleureuse approbation que j’avais osé prévoir.