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Ainsi que l’aurait dit l’ami
Fernand Massart, salut et fraternité !
Le temps du Rassemblement Wallon Nouveau est arrivé, tel « Le Nouveau
Blé en Herbe », celui de la fierté, celui des femmes et des hommes qui
vivent debout, qui ne renoncent jamais. De Gaulle affirmait sans hésiter
« La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant
qu’il se réalise lui-même. » Combattre pour la liberté, c’est plus qu’un
droit, c’est un devoir.
J’aurais parfois aimé me taire, si étrange que cela puisse vous
paraître, goûter les plaisirs de la mer et de la montagne, près de
Perpignan, au pays Catalan, mais vous me manqueriez. De ceux qui m’ont
précédé comme Président d’Honneur, Fernand Massart, Aimée Bologne
Lemaire, Diane Jacob, j’espère me montrer digne.
Au royaume de Belgique, plus ça change, plus ça reste la même chose. Les
compromis à la Belge des demandeurs de rien ont creusé le tombeau de la
Wallonie.
On aurait voulu aimer le F.D.F., mais il a volé le sigle R.W. du
Rassemblement Wallon, il nous a roulé lors d’élections faites ensemble,
il a fondé deux fois en Wallonie un parti pour nous éliminer. Il
s’obstine à vouloir représenter les Mouvements Wallons dans diverses
instances. Et maintenant, il s’installe contre nous en terre wallonne
afin de nous remplacer. Il voudrait aussi faire absorber, pour
Bruxelles, une partie importante de la riche zone du Brabant Wallon. Les
Wallons ne sont pas à dissoudre dans un potage francophone. Ce serait la
soupe aux grimaces.
Le coq symbolise la vigilance et l’activité, le courage parce qu’il se
bat jusque mort s’en suive, mais aussi l’insolence. S’il est sur les
girouettes au sommet des clochers, c’est parce qu’il annonce par un
chant la fin de la nuit et la fuite des démons.
Notre vraie noblesse, c’est celle du cœur et non celle obsolète des
barons, soi-disant rouges, se croyant de sang bleu.
Comme on ne peut empêcher les divorces, on ne peut forcer les gens à
s’entendre. Mais on a bien de la peine à rompre quand on n’aime plus
affirmait déjà La Rochefoucauld. Du réparateur au plombier-Zingueur, en
passant par le petit ramoneur, on a créé une nouvelle profession,
créatrice d’emplois, celle des perpétuels négociateurs du tourne en
rond. A quand le temps des balayeurs, le temps du sécateur, le temps de
l’éclatement et du compte à rebours. La Wallonie serait trop petite
susurrent d’aucuns, mais en petite tête gît grand sens.
La Flandre voudrait régenter la maison Belgique pour se l’approprier
comme Bernard Tapie l’a fait à Couvin avec les raquettes Donnay. Il
devient plus difficile de se battre pour maintenir quelque chose, que de
construire l’après-Belgique, ce que nous voulons. Car fièvre du lion se
guérit en mangeant du coq. Dans son journal, André Gide écrivait « Le
monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis ».
Au 229eme jour sans gouvernement, on était déjà à la durée de gestation
d’une mère hippopotame. Bientôt les neuf mois pour une Belgique
étranglée par son cordon ombilical. Quand on aime, on ne compte plus,
chez nos élus. Après avoir battu l’Irak, nous sommes maintenant les
champions du monde du sans-gouvernement, les murs s’ef-fritent.
Un nouveau transformiste nous guette, le H1-N-ain prenant sa retraite,
le Di Rupisme s’est installé et s’accroche. C’est le développement
durable, non recyclable des maladies de longueur, un priapisme
ramollissant le cerveau. Elio qui a déjà connu son Munich, se dirige
vers Canossa, en passant sous les Fourches Caudines. On pourrait
l’ajouter à la statue des Bourgeois de Calais, en pan de chemise, la
corde au cou. Quant à Joëlle, elle se prend pour Jeanne d’Arc. Elle a
entendu des voix. Elle a remplacé le diabolique Gil de Ray, par le
Chevalier Del Perée, con-cerné par et dans une constitution étiolée et
régulièrement violée et violentée par la Flandre. Joëlle va, elle,
consolider une Belgique nouvelle. Elle va même refédéraliser. Nous
cotiserons pour le Mausolée. En attendant, longtemps, longtemps sa valse
à mille temps, à mille francs, nous lui conseillons de consulter Freud,
chez Mme Irma ou à tout le moins Blanche-Neige, spécialiste des sept
nains et de leur Barde. Bellewaerde a offert la chèvre Joëlle à Yves
Leterme pour ses cinquante ans. Délicatesse toute flamande qu’il a
appréciée en caressant l’animal. Quant au beau Jean-Mi, assez vieilli,
au crâne qui se dégarnit, nous lui conseillons de remplacer la politique
par le jeu de couillon, il pourra battre les cartes sans être échec et
mat, ce sera un geste écologique, non polluant.
Soyons les missi dominici de la Wallonie nouvelle. Soyons prêts, le
papier destiné aux bulletins de vote est déjà acheté et entreposé dans
des dépôts provinciaux.
Bruxelles doit avoir un statut de région à part entière. On ne peut la
considérer comme une enfant immature, non pubère et mineure. Elle a des
droits confirmés plusieurs fois par l’Europe, une fois par l’O.N.U. et
l’Organisation Mondiale des Droits de L’Homme. Le petit Julien, Manneken
Pis a été remplacé par la fleur Iris. Elle est capitale de l’Europe et
de l’O.T.A.N.. Qu’elle prenne son destin en main et Autant en Emporte le
Vent, si elle ne veut pas se gérer elle-même, les Wallons ne décideront
pas pour elle.
Ne craignons pas l’avenir, depuis 1988, nous contribuons aux pensions
des Flamands. On ne parle jamais de scinder ces dernières, mais pourquoi
donc ? Poser la question, c’est y répondre.
Quant à la richissime famille royale, si elle veut travailler, j’ai des
suggestions. On verrait bien Fabiola à la tête d’un atelier de modistes,
Albert écrivant des mémoires croustillantes comme un croissant, Paola
aidant Delphine à ouvrir une galerie d’Art Moderne et nous gardons la
suite royale avec retrait de permis de conduire pour d’autres
circonstances. Nous pouvons leur indiquer un baron prêt à les remplacer
et à tout régenter.
L’échevin des finances de La Panne a traité les Borains de parasites de
la démocratie qui viennent s’allonger dans le filet social. Au coût du
logement, on ne peut guère y voir des minimexés. Bienvenue à la Vlaamse
Kust. Face aux insultes répétées, nos dirigeants ramperont bientôt à
plat ventre, comme à Fatima, mais il n’y aura pas de miracle. En
politique, l’eau Lourdes explose.
Bart de Wever parle de perfusion pour la Wallonie comme la drogue pour
un Junkie. Rappelons, le colonel Gennart et la flamandisation de
l’armée. On a voulu le faire taire, lui offrir le masque de fer
militaire. Avec des soldats wallons dirigés vers la Flandre autant de
Flamands en plus et d’argent dans son bas de laine. N’oublions pas le
Woon Code, wonen in eigen streek qui s’applique dans 69 communes
flamandes de la périphérie de Bruxelles, des régions frontalières et de
la Côte. N’oublions pas que la libéralisation de l’électricité a été
tout profit pour les Flamands ; densité de population, d’où coûts de
distribution moins élevés et, en sus, l’octroi de kWh gratuits.
En matière de sécurité à la S.N.C.B., on n’utilise pas le système
européen, serait-ce parce qu’il est fabriqué à Charleroi-Marcinelle par
Alstom ?
Boch, un nom pour La Louvière et la Wallonie, un morceau de notre
histoire, un virage mal négocié par la Région Wallonne et une
liquidation mise en route.
Pensons à la fable du chien et du loup de Jean de La Fontaine. Le loup
préfère vivre libre et avoir faim, que de suivre le chien nourri, mais
tenu au collier par son maître. Dans la vie, parlons de dignité. Nous
n’accepterons plus d’être des citoyens de seconde zone. Dans le pays
België, il n’y a plus de citoyens égaux, dignes et libres. Une vie
inutile est une mort anticipée, affirmait Goethe.
Je pourrais allonger la sauce, sans cesse, les menus de la België ne
nous sont que trop connus. Les discours les plus brefs étant les
meilleurs, le bavard que je suis va se taire. Et que vive la Wallonie
Libre, libre de ses choix, libre de choisir son destin.
Je clôturerai par une sage maxime, issue de la philosophie hindoue : «
Pour celui qui le veut, les fleurs du mélia deviendront canne à sucre ».
Amis Wallons, je vous remercie de votre bienveillante et chaleureuse
approbation que j’avais osé prévoir.
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