André LIBERT, militant wallon, amoureux de la France

 

 

 

Né à Charleroi le 17 août 1942

 

Instituteur de formation, maître d’adaptation et polyvalent dans  l’enseignement primaire, André Libert déploie une  intense activité dans  le  domaine des lettres et des arts. Directeur de la  revue littéraire Falaises, collaborateurs de plusieurs  revues, auteur de plusieurs essais et de recueils de  poésie, secrétaire général de  la Jeune  littérature française  du Hainaut, devenu Jeunesses  culturelles, il contribue à la  création des  grands Prix de Wallonie (littérature, art plastique, etc .) et fait partie de plusieurs jurys littéraires. Avec Denise Siquiet, il crée le ver Ludo Le Rouge, personnage  de bandes dessinées.

 

En Mars 1968, André Libert fait partie du comité de patronage du Rassemblement Wallon constitué à Charleroi. Président de la  section locale de Leernes (1968), secrétaire de la  cantonale de Fontaine-l’Évêque (1969), il est élu conseiller communal Rassemblement Wallon de Fontaine-l’Évêque en 1970. Il conservera ce  mandat jusqu’en 1994. Président de la  commission culturelle du Rassemblement Wallon de Charleroi, André Libert crée, en  novembre 1970, le Foyer culturel wallon dont  l’objectif est  de  promouvoir  les arts, les  lettres, le folklore et  le  patrimoine culturel de  notre terroir. Il  présidera et animera cette association qui  portera tour à tour le  nom de Foyer culturel wallon Arille Carlier (1978), Commission culturelle wallonne (1980), puis Alliance  culturelle wallonne (1998).

 

En 1979, André Libert écrit des articles pour  le  mensuel F.D.W. Contact…, organe du Front démocratique wallon dont  il fait alors partie. Il ne cache pas ses opinions indépendantistes et défend un  projet politique axé  sur le  pluralisme non seulement sur  le  plan religieux et philisophique, mais  également dans  le  champ politique  et socio-économique. Il fera  partie du Front  pour l’Indépendance de la Wallonie et en sera le  secrétaire (1980). Membre du comité de la  régionale  de Charleroi de Wallonie  libre (1983) puis  vice-président (1995), il est aussi membre du directoire de Wallonie libre (1980-2000). En 1981, avec  neuf autres membres de ce  directoire, il décide de refuser de remplir les formulaires du recensement décennal de population en raison de l’absence du  volet linguistique. Il  proteste aussi contre  le  fait que  l’État central s’occupe des statistiques du logement – compétence régionale – et contre  le fait que  l’INS n’a plus  connu de président wallon  ou bruxellois  francophone depuis 1972.

 

Aux élections européennes de juin 1984, il figure comme  onzième suppléant sur la  liste de Présence Wallonne en Europe (PWE). En  juillet 1987, il dépose une  demande auprès du  collège de Fontaine-l’Évêque afin qu’une  rue portant le nom des Fourons soit  inaugurée. Rassemblement Wallon décide de se  reconstituer à l’automne 1987 et de se  présenter aux  élections du 13 décembre, André Libert en est  le  nouveau président et tente d’en  poursuivre  la  rénovation. Aux élections européennes de 1989, le président du RW de Charleroi figure  en  7e position sur la  liste ERE-FDE. Par la suite, il continuera à présenter des  listes wallonnes aux différents scrutins tantôt sous le nom du Rassemblement Wallon, tantôt sous le sigle WALLON . En octobre 1999, André Libert devient l’un des  vice-président du Rassemblement Wallonie-France. Le dernier président du Rassemblement Wallon entérine ainsi la  dissolution définitive du parti wallon créé en 1968.

 

Paul Delforge

 

AC Fontaine-l’Évêque- Forces wallones, N°11, 16 mars1968, p. 7 –Témoignage d’André Libert (juillet 2000) – FHMW Archives Bastjaens, bte 10, tract électoral – Wallonie libre 15 avril 1981, n° 8, p. 2 – Wallonie libre, n° 15, 1er septembre 1987, p. 2 – Wallonie  libre n°14, 1er septembre 1988, p. 2.

 

Source : Encyclopédie du Mouvement wallon – Tome II – Institut Jules destrée - Charleroi