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La lettre d'André LIBERT, militant wallon, amoureux de la France |
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André Libert |
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2007 |
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Pour une fois, félicitations à la R.T.B.F. qui n’a pas craint d’oser. D’oser prédire l’avenir tel qu’il se prépare, celui d’une Flandre qui prend son indépendance, 86% de téléspectateurs y ont crû et 43% ont envisagé, de ce fait, leur avenir avec la France (soit près d’une personne sur deux). A méditer profondément, car cela parut des plus plausibles. Les élections de 2007 verront la Flandre poser ses conditions. Des conditions draconiennes qui verront la Belgique trembler sur ses bases très fissurées. Déjà les élus de 2006 n’ont plus prêté serment ni au Roi, ni aux lois, ni à la Constitution du peuple belge et la Flandre s’est déclarée en toute illégalité Etat dans des textes légaux pour elle. Un parti fer de lande wallon sera plus que nécessaire sur le terrain. Il ne s’agit pas pour nous de foncer dans le brouillard et en ce qui concerne les élections de 2006, notre Bureau a décidé de comparer avec ce qui est comparable et non avec les partis traditionnels. Cette comparaison conforte nos prises de positions réalistes, raisonnables et nous permet de mieux envisager l’avenir. Il y a toute une évolution du militantisme wallon dont nous devons tenir compte. Nous souhaitons rassembler et motiver. N’hésitez pas à nous contacter, à en discuter avec nous. |
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Lettre ouverte d'André LIBERT, Président du Rassemblement Wallon, Membre Fondateur des Listes « Wallon ».
Populisme et poujadisme, le langage de l'extrême-droite ?
Monsieur Gendebien est passé du côté obscur, en franchissant la ligne rouge du politiquement correct, en rejoignant les populistes-poujadistes, en rejoignant les discours d'extrême-droite que l'on pourrait résumer à « Tous pourris, sauf moi ». En le lisant dans Knack de ce jeudi 8 juin 2006 (hebdomadaire flamand ), on sent une montagne de boue recouvrant la Wallonie. Le Vlaams Belang va-t-il aussi loin ? Lisons-le : « En Wallonie, toute la vie sociale est soumise au monde politique…une sorte d’oligarchie des partis politiques… Il n'y a pas de société civile en Wallonie (au contraire de la Flandre) qui ne soit soumise au monde politique ». Il s'en prend de la même façon à tous nos partis wallons et francophones. Il prétend aussi que la R.T.B.F est complètement dominée par le P.S. et que même les journalistes de la presse écrite ne sont nommés qu'avec l'accord des hommes politiques importants ( N.B. : voir les enquêtes positives des médias dans les scandales politiques actuels). Selon Monsieur Gendebien : « La Wallonie est un croisement entre une république bananière et une monarchie d'opérette. La Wallonie combine les dysfonctionnement de la Moldavie sous Léonid Brejnev, ceux de la République Centrafricaine quelques années après son indépendance et ceux de la province d'Agrigente en Sicile ». Y a-t-il lieu de comparer la Wallonie avec le Centrafrique dirigé par un dictateur cannibale, de la placer sous l'ombre de la Mafia ou d'en faire un goulag sibérien ? Oubliez-vous, Monsieur, que vous présentâtes sur votre site, comme partis de prédilection, ceux de Pasqua et de Devilliers ?
Vous rentrâtes au Rassemblement Wallon, ne pouvant remplacer votre oncle bourgmestre P.S.C. de Thuin. Le R.W. s'écroule sous votre présidence. Rêvant de prendre la place d’Etienne Duvieusart à Charleroi, vous y fêtes exploser le R. W. qui en fut le premier parti (quatre députés, trois sénateurs). Pour être élu à Liège, vous fîtes alliance avec le F.D.F, contre l’avis de la base du R.W. Et qu'en fut-il de cette négociation avec José Happart où vous jouâtes l'avenir politique de la Wallonie ?
Vous participâtes au R.P.W. pour être élu avec l'appui du P.S., pour ensuite créer l'A.D.W. pour être élu à Namur grâce au P.S.C., en éliminant l'un de vos amis. Ne pouvant entrer au M.R., vous participâtes à la fondation du R.W.F. dont vous ne fûtes qu'un des trois fondateurs et non le seul. Est-ce cela l'œuvre d'un Chevalier Blanc ? Pour l'heure, vous labourez plutôt sur les terres d'un poujadisme dangereux.
Quand on vous lit dans Knack, c'est la réputation de toute la Wallonie qui est en jeu. Personnellement, Monsieur, je suis fier d'être Wallon, fier de tous ces hommes et ces femmes qui ont forgé notre région et son histoire. J'aime la France, mais la Wallonie ne vaut pas moins que l’Alsace ou la Bretagne. Je ne crache pas sur ma région, je n'ai pas honte d'être un de ses enfants. Elle n'est ni pire ni meilleure que bien des régions de France. La renier, ce serait renier mes parents et bien des pages de l'Histoire de France. |