La lettre d'André LIBERT, militant wallon, amoureux de la France

 

André Libert

 

2010

Notre ami et conseiller communal Salvatore Mannino étant actuellement en Sicile pour l’enterrement de sa belle-mère, je signerai seul cette rubrique, tout en lui présentant ainsi qu’à sa famille, nos sincères condoléances.
D’aucuns, à notre grand étonnement, nous reprocheraient notre attachement à notre entité, à son histoire, à son patrimoine, à son folklore. Il s’agit là de réactions surprenantes. Autant, nous sommes conscients des problèmes sociaux, du manque d’emplois et de la crise créée par un excès de libéralisme, autant nous estimons que l’être humain mérite plus que boulot-dodo. Encourager et féliciter les bénévoles de nos associations socioculturelles, ce n’est pas politiser, c’est leur rendre l’hommage qu’ils méritent et la place qui leur revient dans toute cité. Quand on se sert de certains documents, il importe parfois de bien les vérifier avant de les reproduire, quelle qu’en soit la signature.
Nous regrettons une fois de plus de ne pas avoir reçu d’invitation pour le conseil communal, celui de janvier. L’état lamentable de la rue Hougaerde vient de me coûter près de 600 €uros de pneus. Il y a sans doute, des membres de la majorité pour qui cela ne représente que quelques cacahuètes, à voir et entendre leurs sourires amusés et leurs réflexions qu’ils trouvent drôles. Pour rappel, on y bâtit de nouvelles maisons (auprès desquelles passeront les tuyaux Fluxys !) et certains ne tiennent plus à y passer pour préserver leur véhicule.
Suite à l’implosion du R.W.F., les journaux du Groupe Vers l’Avenir, la Libre Belgique et autres, dixit, les listes Wallons élargissent leur base. Une nouvelle dénomination W+ (plus de Wallonie, plus d’avenir à préparer, …) sera probablement approuvée cette année.
Face à une crise économique qui plonge dans la précarité nombres de nos citoyens wallons, face à un état fédéral sclérosé et englué dans un conflit communautaire permanent, face à un gouvernement wallon qui tarde à modifier profondément les mœurs politiques des quatre partis traditionnels, face à un gouvernement flamand qui travaille en toute autonomie sans se soucier du fédéral ni des deux autres régions ; réunis à Namur, le 31 janvier 2010 les partis et mouvements qui entendent préparer l’inévitable autonomie wallonne décident de se fédérer sous le nom de «W+».
«W+» se plait à mettre en évidence les atouts de la Wallonie et particulièrement la richesse que constitue le savoir-faire de ses travailleurs de l’usine à l’université.
Dans les semaines qui viennent, « W+ » portera à la connaissance des Wallons le socle de son programme ainsi que les détails d’organisation de son assemblée générale de fondation.
Suite au décès de Marcel Quinet, nous présentons à ses proches et au parti socialiste fontainois nos plus sincères condoléances. Marcel était un homme qui prenait de la place et qu’on ne pourra oublier facilement.
Nous serons présents aux prochaines élections communales et dès cette année, nous commençons à préparer une liste que nous voulons solide, efficace et à votre service. Ceux qui souhaitent nous rejoindre peuvent nous contacter dès à présent.

Pour le W.-S.D. – P.S.D.I.,
André Libert,
28A, rue Hougaerde, 6142 Leernes – Fontaine-l’Evêque.
Tél : 071/526096 – 0487/441555

 

2008

Les partis flamands ne négocient que ce qui les intéresse, le reste n’est jamais négociable. L’encre à peine sèche de ce qui leur a été concédé, de ce qui est dit définitif, coulé dans du béton, ils pensent déjà à la suite. Vous leur avez donné un doigt, ils prennent le bras. Ils ont kidnappé les Fourons. Ils entendent tracer les frontières de leur futur Etat, digérer les majorités francophones de la périphérie et autres noyaux ; 150.000 personnes, d’un Brabant pas nécessairement flamand. Il faut isoler et flamandiser Bruxelles pour ensuite s’attaquer au roman pays du Brabant Wallon ! « Bruxelliser » le Brabant Wallon serait le flamandiser, gare à l’erreur !
Arrêtons de chanter avec ceux qui méprisent les Wallons et se retrouvent parfois même au sein du R.W.F., arrêtons d’écouter ceux qui clament que nous sommes des fainéants, des gréviculteurs, des incapables, que nous n’avons pas de culture propre, que nous ne pourrions pas construire un Etat. Devons-nous être des assistés perpétuels de la Flandre ? Etre dirigés par ou depuis Bruxelles ? Devons-nous tendre la sébile à la France ? Soyons dignes ! Les partis wallons et francophones passent beaucoup de temps pour essayer de sauver une Belgique moribonde et le reste à se positionner pour la campagne électorale suivante.
Pour l’avenir énergétique qui grève les portefeuilles, ils n’offrent que des sparadraps. Et pour les salaires, pensions et lois sociales , ils s’occupent de proposer des aumônes sur l’argent qu’ils n’ont pas, tout en trouvant le temps pour augmenter les dotations et autres retraites déjà très dorées de la famille royale. Des pauvres plus pauvres et plus nombreux, des riches plus riches et plus nombreux, des classes dites moyennes écrasées et compressées, pressurisées.
Ils n’étaient demandeur de rien face à une Flandre de plus en plus orgueilleuse et méprisante, s’ancrant dans les droites extrêmes et intolérantes, s’asseyant sur les lois, y compris les avis de l’Europe et de l’O.N.U. Ses électeurs savent pour qui et pour quel programme ils votent.
Nous sommes aussi capables que d’autres de prendre notre destin en main et de choisir et négocier notre avenir, cessons de croire qu’il est celui de perpétuels assistés, que nos moments glorieux n’appartiennent qu’au passé.

 

2007

Pour une fois, félicitations à la R.T.B.F. qui n’a pas craint d’oser. D’oser prédire l’avenir tel qu’il se prépare, celui d’une Flandre qui prend son indépendance, 86% de téléspectateurs y ont crû et 43% ont envisagé, de ce fait, leur avenir avec la France (soit près d’une personne sur deux). A méditer profondément, car cela parut des plus plausibles.

Les élections de 2007 verront la Flandre poser ses conditions. Des conditions draconiennes qui verront la Belgique trembler sur ses bases très fissurées. Déjà les élus de 2006  n’ont plus prêté serment ni au Roi, ni aux lois, ni à la Constitution du peuple belge et la Flandre s’est déclarée en toute illégalité Etat dans des textes légaux pour elle. Un parti fer de lande wallon sera plus que nécessaire sur le terrain.

Il ne s’agit pas pour nous de foncer dans le brouillard et en ce qui concerne les élections de 2006, notre Bureau a décidé de comparer avec ce qui est comparable et non avec les partis traditionnels. Cette comparaison conforte nos prises de positions réalistes, raisonnables et nous permet de mieux envisager l’avenir. Il y a toute une évolution du militantisme wallon dont nous devons tenir compte. Nous souhaitons rassembler et motiver. N’hésitez pas à nous contacter, à en discuter avec nous.

 

 

Lettre ouverte d'André LIBERT,

Président du Rassemblement Wallon,

Membre Fondateur des Listes « Wallon ».

 

Populisme et poujadisme, le langage de l'extrême-droite ?

 

Monsieur Gendebien est passé du côté obscur, en franchissant la ligne rouge du politiquement correct, en rejoignant les populistes-poujadistes, en rejoignant les discours d'extrême-droite que l'on pourrait résumer à « Tous pourris, sauf moi ».

En le lisant dans Knack de ce jeudi 8 juin 2006 (hebdomadaire flamand ), on sent une montagne de boue recouvrant la Wallonie. Le Vlaams Belang va-t-il aussi loin ?

Lisons-le : « En Wallonie, toute la vie sociale est soumise au monde politique…une sorte d’oligarchie des partis politiques… Il n'y a pas de société civile en Wallonie (au contraire de la Flandre) qui ne soit soumise au monde politique ». Il s'en prend de la même façon à tous nos partis wallons et francophones. Il prétend aussi que la R.T.B.F est complètement dominée par le P.S. et que même les journalistes de la presse écrite ne sont nommés qu'avec l'accord des hommes politiques importants ( N.B. : voir les enquêtes positives des médias dans les scandales politiques actuels).

Selon Monsieur Gendebien : « La Wallonie est un croisement entre une république bananière et une monarchie d'opérette. La Wallonie combine les dysfonctionnement de la Moldavie sous Léonid Brejnev, ceux de la République Centrafricaine quelques années après son indépendance et ceux de la province d'Agrigente en Sicile ».

Y a-t-il lieu de comparer la Wallonie avec le Centrafrique dirigé par un dictateur cannibale, de la placer sous l'ombre de la Mafia ou d'en faire un goulag sibérien ?

Oubliez-vous, Monsieur, que vous présentâtes sur votre site, comme partis de prédilection, ceux de Pasqua et de Devilliers ?

 

Vous rentrâtes au Rassemblement Wallon, ne pouvant remplacer votre oncle bourgmestre P.S.C. de Thuin. Le R.W. s'écroule sous votre présidence. Rêvant de prendre la place d’Etienne Duvieusart à Charleroi, vous y fêtes exploser le R. W.  qui en fut le premier parti (quatre députés, trois sénateurs). Pour être élu à Liège, vous fîtes alliance avec le F.D.F, contre l’avis de la base du R.W. Et qu'en fut-il de cette négociation avec José Happart où vous jouâtes l'avenir politique de la Wallonie ?

 

Vous participâtes au R.P.W. pour être élu avec l'appui du P.S., pour ensuite créer l'A.D.W. pour être élu à Namur grâce au P.S.C., en éliminant l'un de vos amis. Ne pouvant entrer au M.R., vous participâtes à la fondation du R.W.F. dont vous ne fûtes qu'un des trois fondateurs et non le seul. Est-ce cela l'œuvre d'un Chevalier Blanc ? Pour l'heure, vous labourez plutôt sur les terres d'un poujadisme dangereux.

 

Quand on vous lit dans Knack, c'est la réputation de toute la Wallonie qui est en jeu. Personnellement, Monsieur, je suis fier d'être Wallon, fier de tous ces hommes et ces femmes qui ont forgé notre région et son histoire. J'aime la France, mais la Wallonie ne vaut pas moins que l’Alsace ou la Bretagne. Je ne crache pas sur ma région, je n'ai pas honte d'être un de ses enfants. Elle n'est ni pire ni meilleure que bien des régions de France. La renier, ce serait renier mes parents et bien des pages de l'Histoire de France.