Section Jeunes du Pôle Wallon

 

 

Le  responsable Geoffrey LEGRAND, Etudiant U.L.B. , nous  livre ce  texte.

 

Wallonie, luttes-tu pour ta survie ? Wallon, peuple en voie d’extinction ?

Depuis le documentaire fiction, diffusé sur la R.T.B.F., sur la fin de la Belgique, le peuple wallon commence à prendre conscience que ses valeurs, sa croyance en l’âme belge commencent à s’évaporer comme neige au soleil.

Depuis sa création, notre pays a toujours été soumis à des rapports de force inéquitables. Dans un premier temps, les francophones imposaient leurs lois et leur langue. Depuis un demi-siècle, la tendance s’est inversée et c’est maintenant le Flamand qui décide de l’avenir du Wallon. Il suffit de regarder autour de soi. A combien de temps remonte un premier ministre francophone ? De nos jours il est pratiquement impensable qu’un de nos leaders francophones représente notre pays. Nous devons donc choisir entre le moins mauvais des leaders du Nord pour espérer ne pas trop y perdre dans la lutte institutionnelle.

A l’aube des élections législatives de juin, l’avenir de notre pays est plus qu’incertain. Une chose est sûre, la Belgique arrive à son « terminus ». Il nous reste donc un choix à faire : accepter cette fin sans broncher ou bien défendre nos intérêts, comme notre peuple l’a fait par le passé, même lorsque tout espoir paraît perdu.

Du temps d’Ambiorix, chef des Eburons, tribu gauloise vivant dans nos régions, face aux légions de César et plus tard, aux côtés de Napoléon Bonaparte, à Waterloo, notre peuple a toujours su montrer son courage et sa détermination, même dans les situations les plus désespérées.

Le débat institutionnel  est le combat de notre temps. Mais sur qui pouvons-nous compter pour le mener ? Nos principaux partis politiques se désintéressent de la question, préférant se livrer à la lutte vaine du pouvoir. Il y a des choses qui vont au-delà de la gauche et de la droite, un droit inaliénable, un droit sacré, reconnu par tous depuis que la démocratie triomphe. C’est le droit d’un peuple à disposer de lui-même. Ce droit, nous sommes en train de le perdre, chaque jour un peu plus

Il serait idiot de croire que la Wallonie ne pourra s’en sortir seule. Nous disposons des grandes ressources en eau potable, bien plus que nos voisins du Nord. Nous avons également quantitativement plus d’énergie en Wallonie qu’en Flandre., ce qui obligerait les Flamands, dans le cas d’une séparation de la Belgique, à importer un certain nombre de ces ressources.

Enfin, dernière chose et non des moindres, mais dont on semble parler très peu, c’est le vieillissement de la population flamande. En effet, selon des études récentes, la Flandre se retrouverait, d’ici vingt ans, avec un nombre considérable de retraités. La situation actuelle de dépendance wallonne vis-à vis des Flamands au niveau de la sécurité sociale pourrait donc nettement s’inverser.

Pour toutes ces raisons et celles que je n’ai pas évoquée, telle que la langue, la culture, le mode de vie…, il m’apparaît comme évident que notre pays, la Wallonie, est en danger et sur qui peut-elle s’appuyer sinon son peuple ? Comme je viens de le démontrer, nous ne sommes pas dépourvus d’armes pour nous défendre. Nous ne devons pas craindre cette séparation, nous devons l’accepter et même y contribuer, au risque de nous faire désarmer. Je n’ai donc qu’un seul souhait : Wallon, prends conscience de ton identité et de ton destin…